Dans sa lettre aux recteurs, le ministre de l’éducation pressait ses subordonnés de « relayer avec la plus grande énergie la campagne d’information de la « ligne Azur », ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur identité ou de leur orientation sexuelles ». Sur le site de la ligne Azur, on trouve des textes*, des photos et des conseils sexuels proprement scandaleux quand on pense qu’ils sont recommandés par une Éducation nationale supposée neutre et soucieuse de respecter les droits éducatifs des parents ainsi que les droits de l’enfant à être protégé de la pornographie.
Si votre enfant vous demande si vous pratiquez le BDSM (Bondage Domination/Soumission Discipline et Sado-Masochism), ou s’il affirme que « la masturbation est une source de découverte de soi », ne vous affolez pas : c’est qu’il a bien travaillé à l’école ! Après tout, n’est-ce pas ce que l’on demande tous à nos enfants, d’être de bons écoliers appliqués et attentifs ? Vincent Peillon l’a bien compris : « Le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ». Pour ce faire, il accorde une place déterminante dans l’espace scolaire à l’éducation relative à la sexualité, la santé reproductive, l’orientation et l’identité sexuelles. Peu lui importe que les parents attendent de l’Education nationale bien autre chose que cela, si l’on en croit les enquêtes d’opinion qui montrent que les Français souhaitent de l’école la restauration de l’autorité, le redressement du niveau scolaire…
Que cela plaise ou non à leurs parents, nos collégiens seront, grâce aux interventions des équipes de la « ligne azur » chaudement recommandée par le ministère, incollables sur les « stimulateurs clitoridiens » (p.21), les « sex toys de toutes les formes et de toutes les tailles » et « les godes ceintures » ( p.20). Car « l’inventivité est le maître mot » (p.20) !
Et comme tout cela s’adresse à des enfants, on les laisse jouer : « l’entracte » leur permettra d’exercer leur sagacité sur la grille de mots croisés de Clitorina Vaginovskaïa, dans laquelle ils devront placer « baillon, boules, cagoule, cravache, fouet, gode, laisse, martinet, menottes, toy et vibro »… Et si certains, parmi vous, ne connaissent pas le sens de tous ces mots, rassurez-vous, vos enfants vous les expliqueront au retour de l’école !
Peu d’écoles – parmi celles financées par l’Etat – échapperont à cette propagande impudique et subversive, car Vincent Peillon a appelé les recteurs à être vigilants quant à l’application de tout cela, et à dénoncer les établissements ou les personnels qui ne mettraient pas en œuvre avec enthousiasme « l’éducation à la sexualité dans tous les milieux scolaires et ce, dès le plus jeune âge ».
Si nous croyons encore que l’âme d’un enfant est une chose précieuse dont il faut préserver l’innocence et la pureté, et que la pudeur n’est pas une valeur désuète et inconsistante, il faut nous réapproprier le premier mot de la devise de notre République : Liberté ! Restons libres et défendons notre droit à ne pas soumettre nos enfants à des influences aussi délétères !
Puisque telle est la morale que l’Education Nationale entend véhiculer, il ne reste d’autre solution que de fonder ou de rejoindre des écoles indépendantes qui respectent les enfants et les droits éducatifs des parents !
Une tribune de Gauvin Buriss, professeur de lettres en collège et lycée publics. *Le document est disponible ici. Attention, il comporte des images à caractère pornographique.










Et comme si en « haut lieu » on avait eu vent d’un souffle de scandale, la brochure si sympathique a été momentanément supprimée en ligne il y a quelques jours…
Sur ce document « Tomber la culotte », il est précisé qu’il a été réalisé avec le soutien de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)
Il est aussi en ligne par le site SIS (sida info) http://www.sis.asso.fr/?Tomber-la-culotte-une-brochure et sur SOS homophobie : http://www.sos-homophobie.org/tomber-la-culotte
Oui je crois en effet que la brochure a été supprimée, en tout cas elle n’est plus visible sur le site « ligne azur ».
Ceci dit, puisqu’elle a été supprimée pour l’instant, j’encourage votre blog a émettre un signal de grande prudence (« attention, ce document peut heurter la sensibilité… etc ») quant à la publication de cette brochure, car son contenu est purement pornographique, ds les illustrations, et aussi ds les textes. Il ne s’agit pas de bloquer l’info, mais d’avoir conscience que ces contenus sont très nocifs, ce n’est pas pour rien qu’on se bat pour en protéger les personnes et les enfants. Pour être franche, après la lecture de ce torchon, j’en ai eu la nausée, alors que je supporte généralement pas mal de trucs.
Alors l’info OUI, mais attention au voyeurisme…
Si ça vous intéresse ou peut vous servir, j’ai des copies d’écran du site avec les liens vers la brochure avant qu’elle ne soit supprimée.
Merci pour votre vigilance.
Si dans le fond je suis en accord avec vous, je pense que cet article mélange un peu les choses: la circulaire Peillon, un document dont le nom n’est pas cité, et le site de la ligne azur.
Le document dont le nom n’est pas cité est sur le site du planning familial et non de la ligne azur, par ailleurs la circulaire de Mr Peillon n’est pas franchement terrible mais pas diabolique non plus!
Eenfin le document « tomber la culotte » lui est effectivement hallucinant!
Pour la crédibilité de votre discours et de votre démarche d’avantage de précisions seraient les bienvenues!
L’article ne mélange pas des choses distinctes, mais rétablit le lien entre des documents qui sont explicitement liés. La plaquette « Tomber la Culotte » est un support de communication de la Ligne Azur, organe cité dans la lettre aux recteurs de Vincent Peillon, qui n’est pas un document confidentiel et qui a été citée par tous les grands media et donnée dans son intégralité par le Figaro, où nous l’avons reprise. Cette plaquette, si elle a été retirée du site internet de la Ligne Azur, est téléchargeable ou référencée sur les sites d’associations tout aussi recommandées par le ministère et autorisées à intervenir en milieu scolaire (information vérifiable sur leurs sites et sur celui du ministère), comme SOS homophobie, Mag-Paris, Arc en Ciel, Sida-Info-Service, Les Ouvreurs, etc. On la trouve aussi sur Le Fil Santé Jeune, le site de l’Ecole des Parents et des Educateurs d’Île de France, financé encore par l’INPES et le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, qui affiche son logo.
Mais on peut aussi décider de faire confiance, et de donner un blanc-seing à ceux à qui on ouvre en grand les portes des établissements scolaires…
Gauvin Buriss