Vosges matin fait un reportage sur une école créée par trois familles nombreuses qui faisaient l’école à la maison jusqu’alors. L’enseignement y est donnée par une jeune femme d’origine gabonaise. Les enfants fréquentent l’école de musique municipale. Les méthodes pratiquées sont assez traditionnelles. L’exemple type de ces petites écoles où les enfants étudient dans une atmosphère familiale et un cadre paisible propices à l’étude.
Cela va forcément raviver quelques souvenirs, plus ou moins lointains. Par exemple, dans la classe unique de Marie-Odile Bergez, les élèves attendent à côté du pupitre qu’ils soient autorisés à s’asseoir.
Ici, on apprend le respect par le vouvoiement, ce qui peut surprendre un peu lorsque la maîtresse s’adresse à ses propres enfants. Les notes (pour les plus grands) sont en vigueur, avec classement ; surtout, les bons points et les images (pour les petits) viennent encourager efforts et résultats de l’élève. En revanche, pas question de punition se résumant à l’écriture répétitive de lignes : « Leurs poignets sont encore fragiles, et les cahiers ne sont pas faits pour ça », sourit la maîtresse bénévole, titulaire d’ « une licence en lettres modernes ».
« La coupure du mercredi leur fait du bien »

- Marie-Odile enseigne à onze élèves, de grande section au CM2. Photo Dominique Roquelet.
Dans cette classe privée établie au domicile de Marie-Odile, dans ce qui était un salon, les enfants portent une blouse… « lorsqu’ils écrivent à la plume », précise l’enseignante-directrice, « il y a une exigence de propreté ; cela permet aussi d’apprendre à bien tenir un crayon et à bien se tenir », ajoute la directrice-adjointe, Blandine Mouroux, une habitante de l’agglomération vésulienne, fan du film-documentaire « Être et avoir », réalisé en 2002 par Nicolas Philibert sur le quotidien d’une classe unique.
Elles deux sont à l’origine de cette initiative fondée sous la forme associative (Association Franche-Comté Éducation et Instruction) et concrétisée, sans embûche administrative, à la rentrée dernière. Une troisième famille, du canton de Scey-sur-Saône, nombreuse comme les deux autres, s’y est jointe.
Toutes les trois pratiquaient déjà l’école à la maison. Elles se sont juste trouvées et décidées à confier l’enseignement à cette jeune femme d’origine gabonaise dont la rondeur du ventre témoigne de l’arrivée prochaine de son… Lire la suite →