2016

Ecoles primaires islamistes : fantasmes ou réalité ?

Nous reproduisons ici in extenso un récent article du Point, même s’il  contient plusieurs inexactitudes significatives. L’article met indirectement en lumière  les propos contradictoires du ministère qui dit à la fois ne pas contrôler particulièrement les écoles hors contrat musulmanes tout en expliquant que, pour lutter contre la radicalisation, il faut contrôler de plus près le hors-contrat. Il soutient aussi qu’il contrôle les écoles hors contrat tout en reconnaissant avoir du retard dans la réalisation de ces contrôles.On peut se demander si, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens ayant des écoles musulmanes sous ou hors contrat, la tendance naturelle des corps d’inspection n’est pas d’éviter de contrôler les écoles musulmanes…
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2016

La réforme du collège : quand l’idéologie fait rage

Anne CoffinierÀ partir de l’analyse pertinente faite par l’APEL du collège Stanislas, nous tentons ici de résumer et d’analyser les points saillants de la réforme du collège, qui fort heureusement ne concerne pas les écoles indépendantes qui sont libres de leurs programmes et de leur organisation dès lors qu’elles respectent le « socle commun de connaissances » en fin de scolarité obligatoire.
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2016

Pousser les écoles musulmanes à passer sous contrat ? Inutile et même dangereux !

Anne CoffinierPour lutter contre la radicalisation des jeunes à l’école, la ministre de l’Education nationale, Mme Vallaud Belkacem, souhaite favoriser le passage sous contrat des établissements musulmans. Inutile et même dangereux, répond Anne Coffinier, directeur général de la Fondation pour l’école. Retrouvez sa tribune parue samedi 18 avril dans Le Figaro.

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2016

Remettons l’évaluation au cœur du système éducatif !

FIGAROVOX/TRIBUNE-. Les auteurs, anciens recteurs d’académie, mettent en garde contre la pertinence des récents classements des lycées et regrettent la remise en question du système de notation.

Martine Daoust est professeur des Universités ; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin

Tous les ans, à l’occasion de la publication du classement des lycées, et tous les trois ans, à l’occasion les résultats de l’enquête PISA, le monde de l’éducation s’émeut, s’étonne, se désespère ou se réjouit, c’est selon. Et puis le soufflé retombe. Les différents acteurs – parents, enseignants, élèves, chefs d’établissements – sont laissés seuls face à la gestion de ces données qui devraient pourtant être l’occasion de questionner l’efficacité et la performance réelle de notre système éducatif.

À l’ère des «big data», de la connectique, du numérique, au moment où l’effervescence de la coupe d’Europe de foot va permettre d’évaluer, de quantifier à la seconde près, la performance des joueurs, dans ces temps d’instantané où chacun affiche ses exploits sur les réseaux sociaux, le système éducatif se dérobe et développe une inertie résistante et coupable à l’évaluation. On n’évalue plus, on ne note plus, on ne regarde plus les chiffres, et si on les regarde, on ne les fait pas parler et on ne s’en sert point pour redresser la barre.

Comment ne pas s’étonner que ce soit la presse qui s’empare des classements alors que les chiffres ont été fournis par le Ministère de l’Éducation nationale lui-même? Comment comprendre qu’au cours de pondérations successives le seul indicateur qui ressorte soit la réussite au baccalauréat? Comment se satisfaire de l’indicateur «réussite au bac» sans tenir compte des mentions obtenues? L’excellence n’entrerait donc pas en ligne de compte? On nous dit que ces données sont plus qualitatives que quantitatives mais certaines facettes qualitatives sont soigneusement évacuées. D’où viennent ces valeurs arbitraires de réussite? Pourquoi une valeur ajoutée de -3 est-elle pire qu’une valeur ajoutée de -2? Quels sont les tests statistiques utilisés? Et enfin, si la prise en compte de l’environnement socio culturel économique d’un établissement doit devenir sa performance, pourquoi ne tient-on pas compte d’éléments internes à l’établissement?

Il nous semble en effet, et les études sociologiques des pays nordiques le montrent, que des facteurs internes à l’établissement doivent intervenir dans ces indicateurs de performance. Ainsi, la qualité de vie n’est-elle jamais mesurée…si tant est qu’elle soit abordée… L’objet du lycée est-il uniquement de faire réussir au bac ou de participer à la construction individuelle?

Le pourcentage de réussite au baccalauréat se calcule par rapport aux élèves qui se sont présentés. Y aurait-il des perdus de vue entre les inscrits et les présents ? C’est cette population justement qui devrait attirer l’attention.

La méthodologie utilisée est pour le moins surprenante: ainsi le pourcentage de réussite au baccalauréat se calcule par rapport aux élèves qui se sont présentés. Y aurait-il des perdus de vue entre les inscrits et les présents? C’est cette population justement qui devrait attirer l’attention. Existe-t-il des établissements pour lesquels le nombre de perdus de vue est important? Et surtout, si certains quittent le système avant de se présenter aux épreuves du baccalauréat que deviennent-ils? Quant à la fluidité des parcours, qui n’est comptabilisée qu’en termes de temps passé dans l’établissement de la seconde à la terminale, la non prise en compte du taux de redoublement est un vrai biais méthodologique. Pourquoi dans certains établissements met-on plus de temps pour arriver à la terminale?

Bref, l’esquive des questions qui reflètent la «vraie vie» d’un établissement ne permet pas une représentation réelle. Cela doit nous interroger car que ne veut-on pas voir, au juste?

Doit-on se satisfaire, pour accompagner les établissements, d’une visite de 71 établissements par l’inspection générale, ce qui représente, pour 4500 lycées, un taux de visite de 1,57%. Avouons que l’échantillon n’est pas représentatif pour en tirer des conclusions significatives et mesurables!

Seulement voilà, notre système éducatif, de la maternelle à l’Université, est en train de renier l’évaluation. Le tout, sous l’impulsion coupable d’une Ministre de l’Éducation nationale qui préfère la communication à l’action.

Dans le premier degré, les évaluations individuelles d’envergure nationale ont pratiquement disparu pour cause de stigmatisation. Pourtant, elles permettaient, au regard des résultats, de mettre en place, des stratégies de remédiation individuelle pour les élèves en difficulté, et ce, le plus précocement possible dans l’année scolaire. Beaucoup se joue à ce moment critique, nous ne pouvons l’ignorer plus longtemps.

Aujourd’hui, le système éducatif ne permet pas au jeune de valoriser le meilleur de lui-même, toute idée de compétition sociale étant bannie. Pourtant des études du système éducatif de Shanghai montrent que les élèves peuvent très bien réussir quelle que soit leur origine sociale.

Dans le second degré, la remise en question récurrente du système de notation brouille les pistes. Les repères normés sont des remparts pour les élèves. Faire croire que l’on peut s’en passer, c’est repousser à plus tard, ailleurs, la sélection et la compétition. D’ailleurs, une étude toute récente concernant le lien entre la notation et les origines sociales prône la suppression du système de notation mais se voit bien obligée de repasser par un système de notation pour réussir à mesurer.

Aujourd’hui, le système éducatif ne permet pas au jeune de valoriser le meilleur de lui-même, toute idée de compétition sociale étant bannie. Pourtant des études du système éducatif de Shanghai par exemple montrent précisément que les élèves peuvent très bien réussir et faire face à la compétition quelle que soit leur origine sociale dès lors que l’on crée les conditions de la réussite qui n’ont rien à voir avec le niveau de vie des parents ni des enfants. Le récent développement des Free-Schools britanniques va exactement dans le même sens: là où Londres était la ville qui avait les moins bonnes performances scolaires de tout le pays, grâce à une politique publique audacieuse et ambitieuse, c’est tout juste l’inverse aujourd’hui.

Tout cela pose plus que jamais la question du mode d’évaluation dans notre système éducatif français. L’Éducation nationale évalue elle-même sa performance et assure la diffusion des résultats. Alors, on nous dira que les corps d’inspection et la direction de l’évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l’Éducation nationale ont une éthique professionnelle et savent travailler de manière indépendante. Mais hélas les faits sont têtus: ce sont les évaluations extérieures, comme celles de l’OCDE ou les rapports de la Cour des Comptes, qui mettent le mieux en perspective les difficultés réelles du système éducatif français. Ces données, on s’empresse de les oublier car elles ne sont pas produites par le système lui-même.

L’évaluation de la performance du système doit être conçue comme un instrument de pilotage et d’accompagnement des difficultés. Sans se voiler la face, en regardant les données, établissement par établissement, en prenant en compte de la qualité de vie, du souci d’orientation des élèves,… L’évaluation doit se concevoir comme un outil d’aide pour les établissements, les enseignants et les chefs d’établissements et pas comme un jugement. C’est par l’évaluation de la progression de chaque élève, que le système pourra évoluer vers la réussite individuelle de tous. Pour cela, il faut tout regarder, y compris ce qui fâche. Pour cela, remettons l’éducation au cœur de notre système éducatif.

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2016

Réaction de la Fondation suite aux annonces du Ministre de l’Education

Communiqué conjoint de la FNEP et de la Fondation pour l’école

 

A/s : projet de la Ministre de l’éducation nationale de modifier le régime d’ouverture des établissements scolaires hors contrat

Najat Vallaud-Belkacem a affirmé, le 6 avril sur France 2, que le ministère de l’éducation nationale envisageait de modifier le système d’ouverture des établissements scolaires hors contrat pour passer d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation préalable. Le motif avancé est la lutte contre le risque de radicalisation de la jeunesse. Lire la suite

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2016

Chantal Delsol : l’esprit de l’école professorale de Paris

Chantal_DelsolLa philosophe Chantal Delsol, un des professeurs fondateurs de L’école professorale de Paris, répond à Famille chrétienne et présente l’EPP, cette nouvelle grande école qui vient de naître, remettant à l’honneur la tradition des arts libéraux. Lire la suite

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2016

Les 7 propositions de la Fondation Espérance banlieues suite au colloque

La Fondation Espérance banlieues a organisé le 4 avril dernier un colloque au Palais Bourbon. Retrouvez les 7 propositions tirées de cette demi-journée de table ronde ainsi que les vidéos de ces échanges.  Lire la suite

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2016

Les écoles alternatives dans Les Echos

Retrouvez le dossier consacré aux écoles indépendantes dans Les Echos. Lire l’article : Les écoles alternatives dans Les Echos

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2016

La pédagogie Montessori en quatre minutes

Connaissez-vous vraiment la pédagogie Montessori ? Cette méthode très en vogue en ce moment a été pensée par Maria Montessori. Découvrez en 4 minutes ces écoles étonnantes.

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2016

Plus d’écoles sous contrat musulmanes, un rapport qui crée la polémique

Anne CoffinierLa laïcité est normalement un cadre juridique permettant aux personnes croyantes et non croyantes de différentes religions ou convictions de cohabiter en paix dans un Etat qui ne reconnaît aucune religion en particulier et qui ne s’estime pas compétent en la matière.  C’est ainsi que le législateur s’est interdit de définir ce qu’est une secte par exemple, puisqu’il ne se reconnaît pas de légitimité dans le champ religieux, les questions relevant de l’ordre public mises à part. On voit dans cette énième imbroglio au sujet de la laïcité que cette dernière, par la diversité de ses acceptions, est devenue une pomme de discorde en particulier en matière scolaire. Vivre dans une République laïque, est-ce mettre toutes les religions sur le même plan, en faisant table rase de l’histoire et de la culture du pays ? Et mettre toutes les religions sur le même plan, est-ce donner à chaque communauté religieuse (à supposer qu’on sache définir de manière consensuelle ces dernières et que cette définition ne contribue pas à enfermer les personnes dans un déterminisme religieux qu’on prétend justement combattre) des financements publics strictement proportionnés au nombre d’enfants à scolariser ? C’est oublier la dette historique que l’école publique a à l’égard de l’école catholique, qui a été spoliée de ses biens par l’Etat et qui – au moins depuis la loi Debré- scolarise les non-catholiques par centaines de milliers. C’est oublier la dette historique que la laïcité a contracté à l’égard du christianisme dont elle tire son origine, de toute évidence. C’est enfin oublier que l’Islam – dans la plupart de ses acceptions – refuse la laïcité, et en particulier la séparation du spirituel et du temporel, et qu’il est donc tout sauf anodin pour l’avenir même de la laïcité dans notre pays que de renforcer à coup de lois et de subsides publics la place de la religion de Mohamed en France, et dans notre système scolaire en particulier.

Nous reproduisons ainsi tel quel un article du Figaro comportant le lien vers le rapport qui a créé la polémique : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/03/11/25005-20150311ARTFIG00305-un-document-de-travail-sur-la-laicite-seme-le-trouble-le-ps.php.

 

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