2017

La grogne de l’enseignement catholique sous-contrat

Le 3 octobre dernier, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, le secrétaire général de l’enseignement catholique en France, Pascal Balmand, a sorti l’institution de sa réserve pour exprimer son mécontentement.

Le sujet n’est pas nouveau. Cela fait des décennies que l’enseignement sous-contrat est placé en situation d’infériorité vis-à-vis de l’enseignement public, notamment en vertu de la sacro-sainte loi des 80-20 % instaurée par la pratique et jamais remise en cause.

Mais les griefs vont plus loin. Les suppléants de l’enseignement privé subissent une discrimination salariale par rapport à leurs collègues du public. L’enseignement privé est systématiquement tenu à l’écart des réflexions sur les admissions dans le supérieur.
Pascal Balmand dénonce un manque de confiance, alors même que l’enseignement privé aurait gagné pas loin de 100 000 élèves sur la décennie et que dans bien des endroits les listes d’attente s’allongent.
Il ne réclame pas de traitement de faveur, mais une reconnaissance des services rendus.

Les doléances sont connues. Le ministère reste, lui, toujours prudent, ainsi que l’énonçait Jean-Michel Blanquer dans les colonnes de l’hebdomadaire Famille Chrétienne à la fin du mois de juillet :

La proportion du 80 % et du 20 % entre le public et le privé a été une garantie dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix pour apporter de la sérénité dans le débat sur l’école. Cela donne aujourd’hui un certain équilibre à notre système où l’enseignement public a vocation à jouer un rôle majeur.

La priorité maintenant n’est pas de remettre en cause ces équilibres. La pression qui pèse sur l’enseignement privé doit être vécue par le secteur public comme une ardente obligation d’évoluer. Le secteur privé sous contrat doit évoluer lui aussi, en matière de mixité sociale notamment. Et je sais qu’il s’y efforce. Il y a parfois une heureuse compétition entre le public et le privé, comme en Bretagne. Mais je préfère la « coopétition » à la « compétition », le tout avec des règles claires.

Retrouvez ici l’article du Monde.

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